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Quand j’arrivai devant ce singulier petit vieillard, je commençai par lui débiter quelques banalités de circonstance, mais il m’arrêta net :
“ – Pas de phrases ! me dit-il. Je ne les aime pas.
“ Venons aux faits, voici. J’ai entrepris d’écrire mes mémoires. Je m’y suis malheureusement pris un peu tard, et je n’ai plus de temps à perdre, commençant à me faire très vieux. J’ai calculé qu’en employant tous mes instants, il me fallait encore“ trois années de travail pour terminer mon oeuvre.
“ J’ai soixante-dix ans, les jambes sont en déroute mais la tête n’a pas bougé. Je peux donc espérer aller encore trois ans et mener mes mémoires à bonne fin. Seulement, je n’ai pas une minute de trop ; c’est ce que mon secrétaire n’a pas compris. lacoste pas cher
“ Cet imbécile – un garçon fort intelligent, ma foi, dont j’étais enchanté – s’est mis dans la tête d’être amoureux et de vouloir se marier. Jusque-là il n’y a pas de mal. Mais voilà-t-il pas que, ce matin, mon drôle vient me demander deux jours de congé pour faire ses noces. Ah ! bien oui ! deux jours de congé !
“ Pas une minute.
“ – Mais, monsieur le marquis…
“ – Il n’y a pas de  mais, monsieur le marquis… ” “ Si vous vous en allez deux jours, vous vous en irez tout à fait.
“- Je m’en vais, monsieur le marquis.
“ – Bon voyage ! ” “ Et voilà mon coquin parti… C’est sur vous, mon cher garçon, que je compte pour le remplacer. Les conditions sont celles-ci : le secrétaire vient chez moi le matin à huit heures ; il apporte son déjeuner. Je dicte jusqu’à midi. A midi le secrétaire déjeune tout seul, car je ne déjeune jamais. Après le déjeuner du secrétaire, qui doit être très court, on se remet à l’ouvrage. Si je sors, le secrétaire m’accompagne ; il a un crayon et du papier. Je dicte toujours : en voiture, à la promenade, en visite, partout ! Le soir, le secrétaire dîne avec moi. Après le dîner, nous relisons ce que j’ai dicté dans la journée. Je me couche à huit heures, et le secrétaire est libre jusqu’au lendemain. Je donne cent francs par mois et le dîner. Ce n’est pas le Pérou ; mais dans trois ans, les mémoires terminés, il y aura un cadeau, et un cadeau royal, foi d’Hacqueville ! Ce que je demande, c’est qu’on soit exact, qu’on ne se marie pas, et qu’on sache écrire très vite sous la dictée. Savez-vous écrire sous la dictée ?
“- Oh ! parfaitement, monsieur le marquis”, répondis-je avec une forte envie de rire.
“ C’était si comique, en effet, cet acharnement du destin à me faire écrire sous la dictée toute

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